

En 1635, une épidémie de peste ravageait les environs. Les Hamois prièrent alors Saint-Roch de les préserver de ce fléau. Ils furent exaucés : cette maladie ne fit que quelques victimes dans le village. Pour remercier Saint-Roch, les gens de Ham-sur-Heure firent, tous les ans, une procession en son honneur.
En ces temps incertains, les processions de reliques étaient escortées de soldats. C'est cet état de nécessité qui est à l'origine des anciennes Marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse. A Ham-sur-Heure, la procession traditionnelle s'est maintenue jusqu'à nos jours, à quelques interruptions près. C'est ainsi que chaque année, le dimanche qui suit le 15 août, la Marche Saint-Roch déroule ses fastes dans les rues et les campagnes du bourg : elle groupe des centaines de marcheurs revêtus de somptueux uniformes.


Elle se situe dans la rue Saint-Roch, près de la Grand Place. Elle a la même origine que la procession.
La première pierre de cet édifice baroque fut posée par Maximilien de Mérode, Seigneur du lieu, le 17 août 1636, près de la maison conventionnelle des Récollets. Elle fut terminée, si l'on en croit la date inscrite sur la façade, en 1638.
Elle n'est accessible au public que les quatre jours de la fête de Saint-Roch.
A. Dans le porche :
- la poutre aux Apôtres (XVe siècle) en chêne.
- le calvaire (XVe ou XVIe siècle) en bois peint.
B. Dans la nef latérale gauche :
- l'Autel surmonté d'un retable gothique en bois (XVe siècle). Il représente cinq scènes apparentées à la naissance de Jésus.
C. Dans le choeur :
- l'autel néo-gothique (1909) en pierre et marbre.
- les stalles néo-gothiques (1924).
- les fonts baptismaux romans, en pierre (XIIe siècle).
D. Dans la nef latérale droite :
- une mise au tombeau du XVIe siècle : 8 personnages en bois, grandeur nature.
- l'autel du Bienheureux Richard de Sainte-Anne de Ham-sur-Heure. Celui-ci naquit en 1585 à Ham-sur-Heure dans une maison que l'on peut encore voir de nos jours. Devenu franciscain, son destin le mena au Japon. C'est à Nagazaki qu'il mourût, brûlé vif à petit feu, en 1622. Il fut béatifié le 7 juillet 1867. Son culte fait l'objet d'une procession annuelle ; celle-ci a lieu le troisième dimanche de septembre, dans la paroisse de Beignée.
E. Dans la nef centrale :
- la statue de Saint Martin, patron de la paroisse du Centre (XVIe siècle).
F. Dans tout l'édifice :
- un ensemble remarquable de peintures néo-gothiques.

Après avoir appartenu à diverses maisons (Morialmé, Condé, Enghien), le château entra dans la famille de Mérode en 1456 et y resta plus de 400 ans. Ensuite, les comtes d'Oultremont en devinrent propriétaires et ce, jusqu'en 1952, date de son achat par la commune d'Ham-sur-Heure. parmi les visiteurs illustres qui vinrent au château, citons Charles-Quint, qui y dîna le 18 décembre 1540; la comtesse d'Egmont, qui s'y réfugia en 1568 pour échapper au duc d'Albe; Louis XIV, qui l'habita en 1667 lors de son siège de Charleroi, et bien d'autres.
A l'intérieur du château, dans la salle aux armoiries, sont réunis divers documents touchant à l'histoire du bourg et du pays. Parmi ceux-ci, retenons des autographes du Grand Condé, d'Anne d'Autriche, régente de France, de Louis XIV, de Louis XV, de Bonaparte, premier Consul, de SS.MM. Léopold II, Albert Ier et Elisabeth de Belgique.
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La Garde d'Honneur d'Ham-sur-Heure |
Les Volontaires Réunis de la Révolution Branbançonne |
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Les Flanqueurs de la Garde |
La Jeune Marche d'Ham-sur-Heure |
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Compagnie Royale Les Vrais Sapeurs - Ham-sur-Heure |
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11e Léger - Ham-sur-Heure |